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Commémoration de l’Appel du 18 juin 1940

Publié le

Allocution de M. François-Xavier PRIOLLAUD

‪Cérémonie anniversaire de la première réunion du conseil National de la Résistance du 27 mai 1943.

Discours de M. François-Xavier PRIOLLAUD Maire de Louviers,
Vice-Président de la Région Normandie
DImanche 18 juin 2017

Madame la Vice-présidente du Conseil départemental,
Monsieur le Conseiller départemental,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs représentant les Autorités civiles et militaires,
Madame et Messieurs les Présidents d’associations patriotiques,
Madame et Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs,

Il y a 77 ans, le Général de Gaulle allait changer le destin de la France en lançant, depuis Londres, un appel à la Résistance.

L’Histoire semblait pourtant écrite. L’Histoire semblait même terminée, scellée ce jour où le Gouvernement de Pétain demande l’armistice à l’Allemagne.

Nous sommes en juin 1940 : Face à l’ennemi allemand, l’armée française s’effondre en quelques semaines. L’armistice vient mettre fin à la débâcle au prix de clauses terribles : l’occupation des 3/5e du territoire national, le maintien en captivité de 1,6 millions de prisonniers français, le sentiment d’une nation humiliée et asservie...

Mais alors que le destin de la France est en train de vaciller, De Gaulle, lui, ne se résigne pas.

Le 18 juin, pour répondre à l’appel solennel lancé la veille par Pétain qui intimait de « cesser le combat », De Gaulle prend la parole sur les ondes de la BBC.  Sa voix brise le silence des tabous  estimant que la défaite est essentiellement militaire, or la guerre est mondiale car « la France n’est pas seule ».

L’appel du 18 juin signe l’acte de naissance de la Résistance. C’est l’embryon de la France libre.

La Résistance se forme, à l'extérieur mais aussi à l'intérieur de la France. « Partis de rien » selon l’expression de René Cassin, des femmes et des hommes libres s’engagent à titre individuel ou collectif au côté de de Gaulle.

Ils vont organiser une lutte secrète et participeront d’une façon décisive à la libération du pays.


La Résistance est partout : dans les usines et dans les champs, dans les bureaux et dans les écoles, dans les rues et dans les maisons, dans les cœurs et dans les pensées. Elle est dans les groupes héroïques qui saisissent chaque occasion de nuire à l’ennemi et de châtier les traitres.

Mais cela n’est pas sans sacrifices. 30 000 résistants seront en effet fusillés au cours de la guerre, et 60 000 déportés jusqu’à ce que le conflit prenne fin en Europe, le 8 mai 1945.

Quelques années après la guerre, De Gaulle écrira ces mots dans son « Voyage à Lacq et à Pau » publié en 1959 : « Nous sommes un grand pays qui ne doit rien à personne. Nous n’avons aucune raison de baisser la tête devant qui que ce soit ».

Mesdames et Messieurs,

C’est la tête haute que la France est grande.
C’est la tête haute que la France est la France.
L’appel du 18 juin n’est pas une rupture. La cassure, ce fut Vichy.
L’appel du 18 juin fut celui d’un gardien d’une République qui ne pouvait et qui ne devait pas disparaître.
La place du 18 juin dans l’Histoire de la France est dès lors toute singulière. Ce n’est ni un jour de victoire, ni de défaite, pas plus un jour de révolution.

Allocution de François-Xavier Priollaud.

Le 18 juin, bien plus qu’une date, constitue un repère, une boussole, un sursaut, une fierté, une espérance.

Cet appel, qui fait partie de notre patrimoine national, possède un caractère universel et intemporel. Il tient sa force de sa portée visionnaire qui en fait l’expression de trois valeurs fondamentales : la liberté, le courage et la fidélité.

Ces trois valeurs fondamentales, elles doivent demeurer notre ligne de conduite, quelles que soient les circonstances.

Sachons en effet conserver le sens de cet appel et surtout n’oublions pas la force de son message, que le Général a si souvent rappelé au cours de ses années de guerre avec ces mots :

« Malgré ses épreuves terribles, notre peuple se sait et se sent assez riche d’idées, d’expériences et de forces pour rebâtir comme il l’entend, l’édifice de son avenir ».

L’appel du 18 juin nous rappelle qu’il ne faut jamais céder à la passivité, et que devant l’adversité nous devons toujours nous mobiliser. Aujourd’hui, la France, l’Europe et le monde font face à d’immenses défis qui peuvent nous conduire dans bien des impasses, mais aussi, si nous savons les relever, vers plus de progrès pour l’humanité.

Vive la République !
Vive la France !