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Cérémonie anniversaire

Publié le

Allocution de M. François-Xavier PRIOLLAUD

‪Cérémonie anniversaire de la première réunion du conseil National de la Résistance du 27 mai 1943.

Discours de M. François-Xavier PRIOLLAUD Maire de Louviers,
Vice-Président de la Région Normandie
Samedi 27 mai 2017

Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs représentant les Autorités civiles et militaires,
Madame et Messieurs les Présidents d’associations patriotiques,
Madame et Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis aujourd’hui, 27 mai, au square Albert 1er pour commémorer la journée nationale de la Résistance.

Le 19 juillet 2013, l'Assemblée nationale a en effet adopté, à l'unanimité, une proposition de loi émanant du Sénat instaurant le 27 mai comme Journée nationale de la Résistance. Cette journée s’est tenue pour la première fois il y a trois ans, en 2014.

Pourquoi avoir choisi cette date ? Car le 27 mai 1943, il y a tout juste 74 ans, s’est tenue la première réunion du Conseil national de la Résistance, le CNR, dans l'appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four, au cœur de Paris occupé.

Cette date est importante car elle marqua un tournant. Pour la première fois furent en effet réunis dans un même lieu les représentants des huit principaux mouvements de résistance français. Cette réunion s’est tenue autour de Jean Moulin, représentant le général de Gaulle, qui souhaitait unifier les divers mouvements de Résistance souvent désorganisés et cloisonnés pour mieux coordonner leurs actions. A ces mouvements de Résistance, il convient d’ajouter les deux grands syndicats d'avant-guerre ainsi que les représentants des six principaux partis politiques de la troisième République.

Unifiée, la Résistance a pu mieux s’organiser sur le territoire. Ce fut le cas chez nous, en Normandie, dans nos campagnes comme dans nos villes.

Officiels lords due la cérémonie
À Louviers, la Journée nationale de la Résistance nous rappelle à la mémoire du Commissaire Michel Arabeyre qui faisait partie du réseau national « Résistance ». Arrêté une première fois en 1941 pour détention d’armes mais acquitté par le conseil de guerre allemand, il avait poursuivi ses activités jusqu’à son arrestation par la Gestapo le 25 janvier 1944. Envoyé dans le camp de Flöha, en Allemagne, il y est mort d’épuisement, le 2 avril 1945. Juste avant l’arrivée des Russes qui ont libéré le camp le 14 avril. Sa fille, alors âgée de 6 ans, reçut la Croix de guerre décernée à son père à titre posthume.

Mesdames et Messieurs, La Résistance, c’est bien plus qu’un chapitre de nos livres d’Histoire. La Résistance, c’est l’incarnation du courage. C’est l’expression du discernement. C’est la négation du renoncement. La Résistance c’est la volonté d’agir. Dans « Les propos d’un Normand », le philosophe Alain écrit ceci : « Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen. Par l'obéissance il assure l'ordre ; par la résistance, il assure la liberté ».

L’héritage de la Résistance est immense. Non seulement, son action fut décisive pour rendre possible une victoire à laquelle peu croyaient aux heures les plus sombres de la guerre ; mais la Résistance a aussi façonné la France de l’après-guerre. Elle a porté des réformes économiques, sociales et politiques de premier plan, constitutives de ce qu’on appelle aujourd’hui le « modèle français ». L’esprit de la Résistance, c’est l’esprit de conquête et de progrès.

L’esprit de la Résistance c’est la capacité à savoir affronter les difficultés pour mieux les surmonter.

Levée des couleurs

L’esprit de la Résistance peut faire soulever des montagnes. Face aux épreuves que traverse notre pays – je pense à nos divisions, je pense à nos difficultés économiques et sociales, je pense aussi et bien sûr au terrorisme de masse – nous devons rester fidèles à l’esprit de la Résistance. Nous le devons, parce que le mot « résister » doit toujours se conjuguer au présent, comme aimait à le rappeler Lucie Aubrac Mais la Résistance prend aujourd’hui des formes de « résilience ». Ce qu’on appelle la résilience, c’est cette faculté à rebondir et à se réorganiser face à des perturbations qui remettent en cause le fonctionnement du système auquel on ne prête plus attention parce qu’on s’y est habitué. Ne voyez-vous pas quelques ressemblances avec le temps présent ? Notre modèle français d’après-guerre, formidable modèle qui a permis la croissance et le progrès, est un acquis de la Résistance.

Mais il ne survivra que ni nous savons l’adapter aux temps modernes, tout en restant fidèle à l’esprit et aux valeurs de la Résistance.

« On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées » : ces mots de Victor Hugo doivent redevenir notre boussole. Rendre hommage à la Résistance doit nous pousser à sortir des carcans et des schémas du passé pour réinventer notre avenir, librement et rassemblés. Ne résistons pas au changement et aux idées nouvelles, c’est le plus bel hommage que nous rendrons à ces femmes et ces hommes d’exception qui ont su remettre notre pays sur le chemin de la liberté et du progrès.

Vive la République,
Vive la France !